Printemps précoce et momentané

2. mars, 2019

L’hiver, d’un seul coup semble se terminer ; je sors de mon hibernation comme l’ours polaire.  Après une petite déprime, un rayon de soleil me réveille.   Curieuse comme un enfant depuis peu sur terre, je découvre tout, à l’issue d’un long sommeil.  Un arbuste plein de bourdons agrémente le jardin d’une douce musique bourdonnante. Les merles, quant à eux,  entament un dialogue plus compliqué, une sorte de conversation dans le style « … il fait beau … » réponse «…il fait beau …».  Je l’ai déjà dit, ils ont inventé le premier téléphone sans fil.  Mais pourquoi ne pas se mettre sur la même branche ? Du côté pigeon, on a déjà entamé les prémices amoureuses.  Les pies cherchent des brindilles pour leur nid et s’énervent sur les petites branches qui résistent à leur coup de bec. Reconstruire sa maison chaque année !  oufti !  Les mites et les moustiques sont déjà au travail aussi.  Cachons nos pulls et nos couvertures …  Les champignons ont fait place aux perce-neige et aux crocus.  Les tulipes se préparent comme les jacinthes sauvages.  On dirait qu’elles réfléchissent « sortirai-je ou pas ?"  Pour celui qui observe et s’arrête de courir le temps d’une petite pause, il y a plein de choses à voir.

J’ai repris (enfin je ne l’ai jamais quitté) mon appareil photographique, un nom un peu vieillot, et je clique comme les japonais, sur tout ce qui bouge ou non.  Regardez en bas, en haut et sur les côtés et vous verrez, en plus d’une excellente gymnastique cervicale, un monde magique se dévoilera.  Pour celui qui a beaucoup d’imagination, des monstres surgiront dans les forêts et des personnages sortis des contes de fée (voir photo).  J’espère que vous apprécierez cette petite récréation dans un monde de violence…