Editorial de Pâques

11. avr., 2021

Nous sommes arrivés au bout de notre cheminement de carême.  Pendant 40 jours, nous avons accompagné Jésus dans une conversion plus intense, sans oublier sa présence silencieuse à nos côtés.  Et le bonheur a fait place à cette période un peu grise malgré l’espérance,  peut-être aussi parce que nos pensées se sont souvent dirigées vers ceux qui nous ont quitté.  Même si nous ne les connaissons pas, ce sont des sœurs et des frères qui ne partagerons pas notre bonheur.  

Il y a « Pâques » et « Pâque ».  Pâque sans « s » est davantage une fête juive célébrant la fuite en Egypte et la liberté retrouvée.  Pour nous chrétiens, elle a aussi son importance.  Le dernier repas de Jésus , la cène, coïncidait avec la Pâque.  Cela évoque la mort de Jésus.  Le « Christ notre agneau pascal a été sacrifié » (Corinthiens 1, 5-7).  Les deux fêtes ont un lien fort, mais Pâques avec « s »   symbolise avant tout la victoire du Sauveur sur la mort.  S’adressant à Marie Madeleine, à Marie, mère de Jaques et à Salomé,   un ange tout de blanc vêtu leur dit : « Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ?  Il est Ressuscité. » (Evangile de Saint Marc (Mc 16, 1-9).

L’œuf, le symbole de la naissance,  est souvent associé à Pâques. Il accompagne la fête, permet de partager notre joie.  Il ne doit pas en devenir le centre bien sûr, même pour les gourmands.

Cette année, nous sommes en petit comité à l’église, mais l’important n’est-il pas de célébrer dans son cœur.  Le Seigneur qui voit tout, qui sait tout, est toujours à nos côtés.