12. janv., 2022

Que fêtons-nous ? Petite méditation en période de fête

                              

Dans les temps anciens, les fêtes païennes peu à peu deviennent chrétiennes.  La Toussaint, par exemple, était une fête celtique voyant revenir les esprits ; Pâque célébrait le renouveau, le printemps, comme dans la mythologie grecque avec Perséphone (déesse des saisons).  Et puis, il y a Noël représenté par le solstice d’hiver.  Mais les chrétiens n’ont pas accepté d’honorer ces fêtes païennes, surtout sous l’empereur Constantin, au début du christianisme.                   Aujourd’hui, avec la déchristianisation progressive, les fêtes chrétiennes deviennent païennes et certaines processions prennent des allures de folklore.

Née dans une famille athée, je me posais beaucoup de questions.  A Noël, je me demandais ce que l’on fêtait à minuit.  Était-ce le Père Noël ?      Au réveillon de Nouvel An, c’était bien sûr l’année nouvelle.  A Pâque, fêtait-on les cloches, les œufs …  Le matin de Pâque je trouvais un très joli paysage plein de poules, d’œufs et aussi des cadeaux et des chocolats.  Je savais que les cloches revenaient de Rome chargées d’œufs en chocolat et c’est la raison pour laquelle elles étaient muettes jusqu’à leur retour. On les appelait d’ailleurs les « cloches de Rome ».  Mais qu’allaient-elles faire à Rome à part chercher des œufs en chocolat ?

La Pentecôte passait un peu sous silence, il n’y avait pas de cadeau et pas d’histoire.

Ainsi s’égrenait le calendrier festif et mystérieux.   

La Toussaint c’était autre chose, la fête des morts.  On allait au cimetière, ensuite la famille se réunissait pour un bon repas et nous étions nombreux à l’époque.

Depuis ma conversion, tout a un sens et la fête est devenue une vraie fête puisque je sais enfin ce que chacune d’entre elles représente.